Carnet de voyage au Bahrein


Imaginez un archipel de 35 îles entouré d’eau turquoise dans le Golfe Persique. Vous ne rêvez pas, vous êtes bien au Bahreïn. Ce petit Etat a pourtant plus à offrir que ses puits de pétrole et son grand prix annuel de Formule un. C’est le pari que nous avons fait, que de partir à sa découverte.



Entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, l’île principale abrite l’aéroport international qui assure une liaison directe avec Paris. La capitale Manama dévoile ses charmes et la cité s’est autrefois enrichie autour de la culture perlière. On y trouve une cohabitation osée de maisons traditionnelles groupées autour de son célèbre souk et de gratte-ciels ultra modernes du world trade center. Nous avons adoré flâner dans le vieux quartier, guidés par les senteurs inhabituelles des boutiques d’épices. Déjeuner dans la vieille ville dans un petit restaurant ouvert sur la rue, entourés de femmes en habits traditionnels et boire un thé à la menthe dans cette atmosphère si dépaysante, n’a pas de prix. Il ne faut pas manquer la visite de la grande mosquée, qui est accessible au public. Mais nous avons aussi fortement aimé la ville de Muharraq, qui est une ville historique avec ses dédalles de ruelles enchevêtrées et si typiques. Son port très couleur locale avec ses dhows amarrés qui sont des boutres traditionnels, possède un charme incroyable. A Muharraq, nous avons apprécié le contraste entre le patrimoine culturel comme l’ancien palais royal et les rues abritant des créations d’art moderne. Cette cohabitation surprenante participe au charme de cette belle ville. De nombreux musées valent le détour, vous n’aurez que l’embarras du choix. Depuis le port, la plongée aux perles est une activité touristique que nous recommandons. Un bateau nous récupère et nous emmène en mer, là où les eaux turquoise scintillent au soleil, le temps paraît s’arrêter un instant. Une initiation à la plongée permet de tenter aller pêcher des huitres qui renfermeront peut-être l’objet de notre convoitise.

Découvrir le Bahreïn c’est aussi accepter d’être en immersion avec la culture traditionnelle du pays.  A A’Ali nous découvrons l’art authentique de la poterie. Les artisans travaillent devant nous et fabriquent encore de manière traditionnelle, dans des fours en briques, de très belles céramiques. 

En descendant vers le Sud on part à la rencontre du désert. La curiosité naturelle n’est autre qu’un vieil acacia de 400 ans qui intrigue les scientifiques par sa longévité et son adaptation au milieu aride. Il est surnommé l’arbre de vie. Une visite au circuit international du Sakhir s’impose car c’est l’attraction en plein désert, là où a lieu le grand prix automobile.  

Il faut prendre le bateau pour descendre aux confins de l’Etat près de la frontière du Qatar pour aller à la rencontre des îles Hawar. Seule l’île principale est habitée. Le reste est une réserve naturelle qu’il est possible de découvrir en expédition façon safari. Les paysages contrastés y sont sublimes et ils  oscillent entre les eaux turquoise, les djebels (massifs montagneux) et les sables mouvants.      

Les formalités pour se rendre au Bahreïn sont identiques à celles à accomplir pour les autres Etats du Golfe. Il faut demander un e-visa, posséder un passeport valide encore 6 mois après le séjour. On demande de fournir les billets d’avion et un bon de réservation dans un des hôtels du pays. 

Si le Bahreïn est moins courtisé que ses voisins, nous avons voulu réparer cette injustice. Ce petit pays nous a surpris à plus d’un titre. Nous avons apprécié la culture et la gastronomie, la vie nocturne de la capitale, la qualité des hébergements, l’authenticité des marchés et des échoppes, la bonne qualité des musées et le sourire des habitants.     

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